Zola ou la conscience humaine
Zola ou la conscience humaine
312 pages
Ce livre, Zola ou la conscience humaine, est l'aboutissement d'une belle histoire à laquelle nous sommes trois à avoir participé. Puisse-t-elle, cette histoire, revêtir, aujourd'hui le sens que nous lui avons toujours donné, depuis l'origine ? J'étais chez Amiot-Dumont, voici quelque vingt ans, lorsque Armand Lanoux y publia "Bonjour, Monsieur Zola". Notre amitié a pris naissance à cette occasion. Appelé, des années plus tard, à la présidence de la deuxième chaîne de télévision que l'on baptiserait ensuite Antenne 2, et à la suggestion de Stellio Lorenzi, j'ai monté, contre vents et marées, et avec l'appui de Jean-Charles Edeline, Zola ou la conscience humaine.
Les autres émissions ont connu le succès que l'on sait. Foudroyant. Tenace. Encourageant. Bien sûr, avant même qu'elles soient apparues sur l'écran, elles m'ont valu l'habituel bric à brac d'injures. Je livrais, une fois de plus, la télévision aux gauchistes.
"J'accuse ! " c'est, bien avant Watergate, et, pour longtemps, l'honneur d'être journaliste. Quand la rumeur s'en prend à quelqu'un parce qu'il est juif, parce qu'il est extrême droite ou extrême gauche, ou homosexuel, ou nain, ou noir, ou beau, ou heureux, quand on désigne, quand on dénonce, quand on a peur, il faut se souvenir de Monsieur Zola, que la foudre faisait trembler, que l'orage épouvantait, et qui, à force de manque de courage, a écrit "J'accuse".
Voilà pourquoi ce livre où nous continuons, Armand Lanoux, Stellio Lorenzi et moi, une vieille histoire commune dont l'origine se perd dans la nuit de nos années heureuses.
Pour témoigner, incorrigiblement, en faveur de l'espérance.
Marcel Jullian.

