Le Boomerang ou Rien n'est mal qui finit bien
Le Boomerang ou Rien n'est mal qui finit bien
156 pages
Un peu plus bref que L’Affaire Blaireau, ce long roman posthume (1912) satirique a pour sujet essentiel un pari stupide dont est l’objet une ravissante petite actrice idiote. Pourquoi le titre de Le Boomerang, ou Rien n’est mal qui finit bien ? Parce que le suicide manqué d’un personnage, à la fin, renvoie au suicide manqué d’un autre, au début, et que la ravissante idiote, responsable de ces envies de mourir, permet à l’histoire de « finir bien ».
Alphonse Allais ne s’arrête pas, pendant 19 chapitres, de se moquer de ses héros, de leurs propos, de leurs situations, de leurs idées, de lui-même : « Chapitre dix-neuxième. – Dans lequel l’auteur n’est pas fâché d’en finir avec toutes ces histoires à dormir debout. » Il va jusqu’à faire de l’auto-publicité pour Le Pauvre Bougre et le bon génie (version 1, version 2).
Ajoutons que le récit est bourré de petites notes-calembours ou références contemporaines – impossibles à mêler à la lecture et qu’on ne peut consulter que dans la version-texte :
« Surnommer un homme Crocodile parce qu’il ressemble à un alligator ! Étrange raison, et de celles dont on peut dire que leur auteur les allègue à tort. »
« Sous ce titre, qui, mieux qu’un titre, est tout un programme, notre éminent collaborateur, Alphonse Allais, a fait paraître, à la Librairie Ollendorff, un fort remarquable volume.

