Mon livre surprise
Kwaidan ou Histoires et études de choses étranges
Kwaidan ou Histoires et études de choses étranges
128 pages
Quiconque s'intéresse au Japon devrait connaître et aimer Lafcadio Hearn (1850-1904). Il en est ainsi pour les Japonais eux-mêmes, qui lui vouent la plus grande admiration et n'ont pas hésité à l'adapter au cinéma (Masabi Kobayashi, «Kwaïdan», 1965).
En effet, Lafcadio Hearn a su mettre sa riche et complexe sensibilité au service de ce que l'on appelle communément l'âme japonaise, à travers un ensemble de contes populaires, de légendes et de croyances transmises pendant des siècles par la tradition. Grâce à son épouse japonaise, il a pu connaître, de 1890 jusqu'à sa mort en 1904, un Japon qui commençait à se moderniser mais restait proche encore de l'imaginaire du passé.
Les légendes rapportées dans «Kwaïdan» donnent une idée de toute cette richesse qu'il a voulu sauver. Il y parvient d'autant mieux que, par un admirable mimétisme, il a su se couler dans l'esthétique de son pays d'adoption.
Dans le Japon féodal des daimyo et des samouraïs, un musicien aveugle appelé Hôichi joue pour les esprits des valeureux Heike...La jolie O-Sono, de la province de Tamba, meurt subitement après quatre années de mariage et revient chaque nuit, adorable fantôme, veiller sur son secret...La mystérieuse O-Yuki s'échappe en buée dès que son mari rompt un ancien voeu...Des têtes coupées mangent, parlent, mordent...Dans ces «kwaidan» ou «histoires étranges», Lafcadio Hearn, en un style délicat et harmonieux, a su retrouver l'esprit d'autrefois.

