Lucrèce
Lucrèce
400 pages
De Lucrèce on croit tout savoir : un éclair qui troua la nuit où sombrait la République romaine, entre guerres civiles et religions à mystères, portant la bonne nouvelle du rationalisme grec et de l’hédonisme épicurien. Puis l’oubli, au Moyen Âge. Oubli délibéré de la part du christianisme triomphant, désireux d’étouffer toute dissidence. La redécouverte enfin, par les humanistes qui, en imposant l’oeuvre malgré tous les interdits, feront naître le monde moderne. L’auteur montre que tout ce récit est un mythe. Un mythe d’origine de la modernité. En plongeant à même les sources, antiques, médiévales et modernes, sans passer par le filtre de l’historiographie dominante, c’est une réalité entièrement différente qu’il fait apparaître, remettant ainsi en cause du même coup la façon dont s’écrit l’histoire de l’héritage antique dans la culture européenne.

