Mon livre surprise

Violette Leduc

Rene De Ceccatty

Violette Leduc
320 pages
Popularité

Notes
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Violette Leduc, née le 7 avril 1907, morte le 28 mai 1972, a dû attendre l'automne 1964 pour connaître le succès. La préface que Simone de Beauvoir a écrite pour La Bâtarde lança cette autobiographie et son auteur, qui passa du jour au lendemain d'une totale obscurité à une grande notoriété. Ses livres précédents avaient certes été remarqués par une critique raffinée et des lecteurs attentifs comme Albert Camus, Jean Genet, Marcel Jouhandeau, Jean Cocteau, Nathalie Sarraute. Mais, l'âge venu, l'extraordinaire liberté de l'écrivain, les provocations de sa sincérité, son apparence physique, ses déclarations aux journalistes, ses fantaisies conquirent enfin la sympathie d'un très large public. Jusqu'à la limite de la folie, Violette Leduc a lutté contre la solitude et l'incompréhension, mais sans jamais renoncer à sa création, de plus en plus lyrique, exaltée et poétique.J'ai vécu pendant plus de vingt ans dans la proximité et l'éloignement de Violette Leduc, sans l'avoir jamais rencontrée. Aucun autre écrivain n'a joué un tel rôle dans ma vie personnelle. Aucun n'a suscité en moi un tel besoin immédiat d'identification. C'est ce curieux sentiment que j'ai tenté de décrire, tout en confrontant cette oeuvre avec d'autres qui ont compté pour moi. Cette fascination singulière, mes nombreuses rencontres avec d'autres lecteurs passionnés m'ont révélé qu'elle ne m'appartenait pas en propre. Pour une raison ou pour une autre, chacun se retrouvait en elle. Chacun devenait Violette Leduc.R. de C.

« Vingt ans après la mort de Violette Leduc (1907-1972), j’écrivais, pour la collection que dirigeaient J-M-G. Le Clézio et sa femme Jemia, et qu’animait Philippe Rey, un hommage à cet écrivain dont la découverte a été déterminante pour moi. Le principe de cette collection éphémère était de proposer un texte qui soit à la fois un portrait et une confidence intime. Il ne s’agit donc pas d’une biographie, mais du récit très personnel de mon rapport avec l’oeuvre de Violette Leduc. J’y raconte l’influence qu’elle exerça sur ma vie personnelle et ma vie de lecteur et d’écrivain. J’y analyse ses livres, en les comparant à d’autres oeuvres qui ont également compté pour moi (Marguerite Duras, Jean Genet, Tony Duvert, Julien Green, Pasolini entre autres).

Lorsque Martin Provost préparait son film Séraphine, je fis sa rencontre et lui appris que Violette Leduc était une grande admiratrice de cette artiste autodidacte et mystique. Martin se mit à lire Violette Leduc et, complètement conquis par son talent et sa personnalité, il décida de lui consacrer un film, en me demandant mon aide pour l’écriture du scénario, avec son ami Marc Abdelnour.

Ce film que j’ai co-écrit évoque donc la vie de Violette entre 1942 et 1958, c’est-à-dire entre le moment où elle écrit son premier livre et celui où elle commence la rédaction de La Bâtarde et va donc connaître le succès. » R. de C.

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